Résumé des conclusions du Cycle 2006 – 2007 sur la Création
Qu’affirmez vous au juste avec votre « Je crois en Dieu Créateur du ciel et de la terre »,
tant de fois répété ?
L’affirmation « Je crois en Dieu Créateur du ciel et de la terre » est visiblement la réponse à une question.
Mais quelle question ? Nous avons découvert que c’est une question qui s’est imposée dans chacune des grandes cultures
de l’humanité aux environs du milieu du premier millénaire avant notre ère. Cette question, à laquelle ne cessent
de chercher à répondre tous les grands systèmes d’idées philosophiques et religieux, a été formulée et reformulée de
multiples façons au cours des siècles, selon les cultures et les époques. Dans le langage technique des métaphysiciens,
c’est la question de l’être, selon la formulation léguée par les philosophes Grecs pour la suite des temps. Etre,
c’est à la fois vivre, s’épanouir, demeurer, ça se conjugue en je, tu, il.
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Face à ceux qui ne voient dans l’émergence des homo sapiens qu’un nouvel épisode
des mécanismes vides de sens de l’évolution darwinienne,
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Et en concurrence avec ceux qui accepte l’idée anti-darwinienne « d’aventure humaine », mais qui en cherche
la source dans l’étoffe même de l’univers, et qui parfois chargent les humains de définir eux-mêmes le sens
qu’ils doivent porter,
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les trois religions du salut affirment que non seulement l’aventure humaine a un sens, mais encore que ce sens
lui est donné par une source d’être radicalement en dehors de notre univers ;
contrairement à certaines philosophies qui proposent de vivre ce divin sur le mode impersonnel, ces religions
affirment en plus que cette source n’est pas un concept : cette source se révèle à nous en tant qu’une personne.
Une personne qui entre en relation avec chacun de nous, à la façon d’un père qui vit au quotidien sa relation
avec ses enfants, d’un père créateur de sens pour ses enfants. Ce Père est le garant à chaque seconde de toutes
les réalités que les humains sont capables de saisir des processus vides de sens de notre univers en évolution
permanente et sans repos. C’est ce qu’exprime net et clair « Dieu Créateur du ciel et de la terre ».
Les doctrines de la création de ces trois religions cherchent à cerner l’énigme de cette irruption de Dieu dans
notre univers, un univers que grâce aux astrophysiciens nous savons vide de sens depuis au moins douze milliards
d’années, et qui sans cette irruption le serait toujours autant. Il n’y aurait ni ciel ni terre.
Nous avons d’abord exploré la doctrine de la création du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Cette doctrine est née,
aux temps des Pères de l’Eglise, de la rencontre entre les affirmations de la foi chrétienne et celles de la
philosophie grecque, une doctrine qui depuis se consolide de siècles en siècles, qui s’appuie maintenant sur les
progrès récents des connaissances scientifiques sur l’univers. Puis nous avons consulté les théologiens du
protestantisme, de Luther et de Calvin aux plus récents, et ceux de l’Orthodoxie. Enfin nous avons pris connaissance
des positions talmudiques et du soufisme.
Toutes ces confessions expriment leur doctrine de la création en des termes remarquablement identiques. Cette
convergence nous a surpris et nous a réjouis. Elle mérite une large publicité.
Elles sont d’accord sur ce que ces doctrines ne sont pas, sur ce qu’elles sont et sur ce qu’elles impliquent de
responsabilité pour les humains.
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Elles ne sont pas des enseignements sur le commencement de l’univers.
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Elles sont des enseignements sur la source du surgissement de l’être et de son maintien dans l’univers déjà
là mais vide de sens : Dieu, radicalement autre, l’Etre pur, est cette source. Il est l’alpha et l’oméga de
l’aventure humaine.
- L’implication est que les humains doivent glorifier Dieu pour la magnificence de Sa Création.
La spécificité du christianisme est d’affirmer que le Divin s’est fait être humain, venant habiter parmi nous afin
de nous montrer en clair ce qu’est le chemin de Vérité et de Vie, ceci eut lieu sous le règne de l’empereur Tibère.
En quelque sorte une deuxième Création, datée, du sens de l’aventure humaine.
[cf http://perso.orange.fr/ermrc/]
Pierre Zettwoog