Nouvelles de St Quentin en Yvelines
Le dimanche 14 mars avait lieu pour notre paroisse de St Quentin en Yvelines,
une journée importante, puisque nous avions le culte et notre assemblée générale
le matin. Après un repas partagé nous poursuivions par un débat l'après-midi.
Cette partie, introduite par une brève présentation de la Miss-Pop de Trappes,
était ensuite conduite par le pasteur Marcel Manoël, président du Conseil national
de L'ERF.
Le thème que nous avions retenu s'inspirait du débat synodal régional de 2002.
Isabelle Grellier, rapporteur à ce synode, nous avait communiqué un excellent
document à partir duquel nous continuons de réfléchir. Notre société nous lance
un certain nombre de défis : Peur et sécurité, communautarisme et citoyenneté,
racisme et métissage, identité et solidarité, religion et laïcité, etc.
Puisqu'il s'agit pour nous d'un débat en Église, nous avions retenu comme titre
: "Église et engagement dans la cité". Notre communauté a la particularité
d'être de diverses façons impliquée dans la citée, tout particulièrement au
travers de la Mission Populaire à Trappes, mais également au Centre Œcuménique
et dans l'aumônerie auprès des prisonniers à Bois d'Arcy.
Récemment la vie à Trappes a fait l'objet de l'actualité, tout particulièrement
lors de l'émission télévisée d'Antenne 2, Envoyé spécial, du 12 février 2004
: "Trappes, à l'heure de la prière".
Les réactions tant à l'extérieur que dans la ville elle-même ont été nombreuses,
variées, souvent assez vives, parfois enflammées.
A l'initiative de TV-Fil 78, canal de télévision câblée en ville nouvelle, une
équipe de journalistes a organisé une émission en trois plateaux : les religions,
la politique et la vie associative, à Trappes. Cette émission enregistrée la
veille, a été diffusée le mardi 27 février 2004.
Des invités s'étaient excusés. Ceci souligne peut-être les inévitables incompréhensions
et difficultés de dialogue.
Au cœur du débat :
La construction d'une importante mosquée et d'un centre culturel musulman à
Trappes, et les réactions que cela suscite. Dialogue inter-religieux un peu
compliqué, pour l'instant. Nécessité de rappeler la vie citoyenne au lieu du
communautarisme.
Les difficultés de vie dans certains ensembles de logements sociaux. Malgré
tout, des exemples de réussites individuelles dans des carrières très variées,
sont des éléments d'espoir.
La vie associative à Trappes, particulièrement active, a permis dialogue, ouverture
et réalisations personnelles. Trappes est toujours à la recherche de son identité,
mais ne serait-ce pas un signe de vitalité ?
Conclusion :
Nous sommes un peu semblable à Pierre qui voulait marcher sur les eaux… Heureusement,
le Maître est là.
Trappes, mars 2004
Daniel Chaillou