Prédication du dimanche 1er juin 2008 par le pasteur Pierre-André Schaechtelin
Texte : Genèse 1.1 et 2
Il ne s’agit pas d’une parole qui se veut scientifique, mais religieuse.
La science essaie de réponde à la question : « comment les choses se sont-elles passées ? »
La foi essaie de répondre à la question : « qu’est-ce qui donne un sens à l’ existence ? »
On peut dire « je crois que Dieu est à l’origine de ma vie » en même temps que de dire : « je reconnais une part d’évolution darwinienne dans l’histoire humaine, ou encore : je suis convaincu par un événement appelé big bang à l’origine de notre histoire ».
Tout en adhérent à diverses hypothèses scientif. , le croyant peut dire en même temps:
Dieu est à l’origine du ciel et de la terre.
Cet ensemble est formé par lui en vue d’une cohérence, et d’un bonheur.
Le croyant n’a pas à sacrifier sa raison sur l’autel de sa religion.
Sa foi en Dieu donne un sens à son existence dans ce monde, et donc aussi à sa vie rationnelle, et ses opinions scientifiques.
Il ne s’agit pas d’une curiosité pour les choses passées, mais d’un éclairage de notre existence présente.
Le but d’un tel récit dans la culture antique, c’est de construire une mise en scène située dans un temps primordial, pour mieux comprendre le temps actuel, et pour avoir un espoir pour le temps de demain.
Le récit de Genèse 1 met en scène un temps originaire, pour nous parler non pas du passé mais du présent. Nous sommes dans le temps de la création continue, une création en cours aujourd’hui encore.
Ainsi quand la Genèse parle d’un commencement, elle ouvre en même temps une porte sur l’avenir du monde.
Il est question de commencement, d’origine, ce qui suppose un but, un sens, une orientation de vie.
Et de même que Dieu est pour le croyant au commencement de tout, il est aussi à la fin de tout, et cela donne du coup un sens à notre vie présente.
Le monde dont parle ce récit d’origine, c’est le monde de l’humanité à tout moment de son histoire.
Il s’agit d’une parole sur Dieu pour le présent de celui qui lit et qui reçoit, pour donner du sens à l’existence humaine en tout temps.
Le tohu-bohu et l’abîme sont des menaces de non sens, que Dieu vient transformer dans le temps.
Tout croyant connaît ses propres commencements dans son histoire avec Dieu.
Ce concentré va être développé avec la description des sept jours qui représentent l’action de Dieu du commencement jusqu’à la fin des temps.
L’achèvement de la création du ciel et de la terre, peut être envisagée comme le temps où « la volonté de Dieu sera faite sur la terre comme au ciel »
Conclusion
La garantie de l’achèvement de la création de Dieu c’est dès le départ le souffle de Dieu qui tournoie ou plane sur les eaux : il n’est aucun chaos qui soit une cause perdue, désespérée.