Prédication du dimanche 19 octobre 2008 par le pasteur Pierre-André Schaechtelin
Texte : 1 Thessaloniciens 1. 1-5
Quand Moïse se trouva devant le buisson ardent, Dieu lui dit : « Retire tes sandales, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ». A l’écoute de ce début de la première lettre de Paul à la petite Eglise de Thessalonique, il faudrait presque faire le même geste.
  - le faire car c’est une terre sainte… pourquoi ?
  - foi, amour, espérance… ne sont pas à l’origine des notions chrétiennes, mais reçoivent     ici un contenu inspiré du Seigneur JC
Ici nous sentons battre le cœur du christianisme qui vient de naître. Et c’est pourquoi nous sommes invités, symboliquement, à ôter nos sandales.

Le contenu inspiré du Christ se comprend à mon sens par la manière dont ces notions sont formulées :
  - la foi est exprimée dans l’expression : l’œuvre de la foi.
  Deux manières de comprendre, pas contradictoires :
- l’amour est exprimé dans l’expression : le labeur de l’amour
Ici je mettrai simplement en évidence une réalité à laquelle nous sommes tous confrontés et qu’il faut avoir la simplicité de reconnaître : aimer vraiment est laborieux. Si souvent on ne sait pas comment aimer pour bien aimer. Comment faire pour bien faire.
Flemming a eu cette belle formule en disant : l’amour augmente au fur et à mesure qu’il se dépense sans mesure et il décroît au fur et à mesure qu’il reste mesuré. Or justement le labeur de l’amour me semble être là : aimer sans mesure est un labeur car il exige que je laboure, que je travaille sans mesure cette question essentielle : dans une situation particulière, qu’est-ce qu’aimer veut dire ? C’est la question posée un jour par Jésus : si ton âne tombe dans un puits un jour de sabbat, vas-tu attendre le lendemain pour l’en sortir ? Autrement dit, l’amour peut aller jusqu’à renoncer à mes principes et aux conventions sociales pour faire du bien là où certains verront une désobéissance.

Concernant l’espérance, j’ajouterai un seul mot à une citation de dimanche dernier, et ce sera ma conclusion :
« Quelle que soit la situation personnelle de chacun, rappelons-nous qu’il existe dans la parole chrétienne un surcroît de sens qui ne dépend ni de l’accomplissement ni de l’échec de notre attente de la vie. Ce surcroit de sens, cette bonne nouvelle, c’est que Dieu donne une espérance à notre vie y compris lorsque nous sommes atteints par ce que les humains désignent comme des échecs. Notre espérance c’est que Dieu construit un bel ouvrage avec nos vies biscornues.